Comment responsabiliser nos enfants dans la douceur?

Combien de fois il faut que je te répète de te laver les dents? Ça fait 5 fois que je t’appelle? Non, tu as encore oublié ton livre de math en classe? Tu peux pas penser tout seul à te laver les mains après avoir fait pipi? Je pense que vous saisissez de quoi il s’agit. Si vous aussi rêvez que votre enfant obéisse où mieux encore se responsabilise sans devoir passer par la punition, alors cet article est pour vous!

En tant que parents quelle énergie précieuse nous perdons du matin au soir, de semaine en semaine, d’année en année à répéter et re-répéter les mêmes choses, encore et encore! Et si l’on changeait de stratégie?

Pour commencer, essayons de nous mettre à la place de l’enfant. Il est en train de jouer, ou alors en train de se rêver un monde imaginaire, il est bien dans son monde, pourquoi il courrait vers nous pour répondre à ce qui pour lui sont nos besoins, pourquoi il renoncerait à un chouette moment pour aller faire quelque chose de pas chouette.

L’enfant, contrairement à nous, vit la plupart du temps dans le moment présent et c’est très bien ainsi car comme tous les sages nous le répètent si justement, le moment présent est le seul moment réel, le passé n’étant plus et le futur n’étant pas encore. Nous ferions bien d’ailleurs de nous comporter comme des enfants plus souvent et vaquer dans le moment présent en toute insouciance de temps en temps, mais ceci sera le sujet d’un autre article. 

Revenons donc à nos moutons. Le parent exaspéré ne sait plus comment faire, perds patience à force de répéter encore et encore la même chose, alors il pète les plombs, crie, hurle, parfois même pleure, et puis il punit. 

Je vais maintenant vous parler un peu de la discipline positive à laquelle j’ai été formée et qui a transformé ma vie de maman. Personnellement je l’aurais appelée éducation positive car beaucoup d’entres nous avons un soucis avec le mot discipline, en effet il invoque l’idée de contrôle, de contrainte, d’austérité et donc d’entrave à notre liberté. Ceci dit avec la pratique du yoga, la discipline a pris une autre dimension pour moi et je la ressens maintenant comme un allié dans ma vie plutôt qu’une limitation.

La discipline positive offre un ensemble d’outils pragmatique et une méthode ni permissive, ni punitive, dans un cadre à la fois ferme et bienveillant. Si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage grandement à la découvrir, soit en lisant le livre de base, soit mieux encore en participant aux ateliers de discipline positive qui sont organisé partout de par le monde, aussi à Genève. Je connais deux merveilleux formateurs et serais ravie de vous communiquer leurs coordonnées. 

Comment donc la DP (discipline positive pour les intimes) résoudrait ce soucis de constantes répétitions formulées à nos petits chouchous. La discipline traditionnelle enseigne aux enfants ce qu’ils ne doivent pas faire, ou ce qu’ils doivent faire pour se conformer à un modèle de soumission. En DP nous allons engager l’enfant vers la recherche de solutions par un processus dynamique. La mise en place de cette stratégie requiert certes un peu plus d’énergie qu’un cri mais je vous assure que sur le long terme elle paie, pour le bien de l’enfant et du parent.

Il s’agit donc d’engager un dialogue avec l’enfant sur la problématique en question. Lui exposer les faits tels que vécu par nous, puis de l’écouter avec attention et compréhension tel que vécu par lui. Cet échange permet non seulement d’en comprendre la dimension complète et de considérer les besoins de chacun mais également de créer une dynamique différente entre le parent et l’enfant. 

Une dimension égalitaire se met en place et l’on gagne tout naturellement avec bienveillance l’attention et le désir de coopération de l’enfant. La punition ou le cri crée au contraire une dimension d’hostilité et de supériorité qui est destructrice pour le développement et l’estime de soi de l’enfant dans le long terme.  

Une fois les faits posés et le vécu de chacun partagé, l’on va aller ensemble dans la recherche de solution. On demande tout simplement à l’enfant quelles solutions il pourrait envisager pour que la situation en question ne représente plus un conflit dans le futur. Vous serez étonné de l’imagination qu’à l’enfant à trouver une solution et un réel désir de sa part d’entamer un changement dans son comportement. 

On se met alors d’accord sur une solution et on s’engage l’un et l’autre à la mettre en place dès maintenant. Il y a de fortes chances que dans les premiers temps, qui habituellement sont de quelques jours, tout se passe comme sur des roulettes mais que les vieilles habitudes de l’enfant, ou peut-être même les nôtres, reviennent à la charge. Il sera alors essentiel que le parent garde son calme, comme il lui aura sûrement promis lors de l’établissement de l’accord, et que le parent avec patience et bienveillance lui rappelle l’accord, la raison de l’accord et l’engagement pris par l’enfant.

Vous serez vous-même surpris, après quelques temps, que le comportement de l’enfant évolue et que les moments de tensions concernant la situation en question diminue pour laisser place à une dynamique paisible et fluide. Dans cette approche l’enfant se sera senti responsabilisé et voudra par la suite continuer d’évoluer pas à pas vers son autonomie. 

Sommes-nous pas, en tant que parents, responsables d’éduquer et d’accompagner nos enfants vers l’autonomie afin qu’à leur tour ils deviennent des adultes bienveillants et respectueux d’eux-mêmes et de leurs prochains?

La discipline positive est au coeur de mon éducation avec mes enfants et dans mes ateliers yoga pour enfants. Chaque situation, et dieu sait qu’il y en a, est une nouvelle opportunité pour m’améliorer un peut plus comme maman et comme prof de yoga, et les relations avec les enfants s’en trouvent que renforcé!

Avec amour.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to Top