J’ai accepté, j’ai pardonné et je nous aime, moi y compris!

Se pardonner à soi-même c’est la possibilité de pardonner aux autres. La culpabilité, la colère et la rancoeur sont des émotions qui tour à tour m’ont hantées, pour ne pas dire empoisonnées, pendant plusieurs année. Puis je m’em suis libérée!

Nous avons tous notre lot d’émotions négatives, qui se déclinent de milles couleurs sur des tableaux à prime abord très différents mais qui, quand l’on regarde de plus prêt, sont bien semblables au final.

Je voudrais vous parler aujourd’hui de toutes les émotions auxquelles j’ai du faire face suite à ma séparation d’avec le père de mes enfants. 

Nous n’étions plus heureux. Nous avions tout essayer. Je ne voyais plus de fin heureuse à deux. Alors j’ai pris la décision de la séparation. Lourde décision. 

Dans les premières années après ma séparation j’ai du faire face à un arc-en-ciel ma fois bien sombre d’émotions … l’échec, le deuil du rêve d’une vie de famille épanouie, la tristesse, la peur de se retrouver seule, la difficulté de gérer les enfants, la colère envers l’autre, la colère envers soi, la culpabilité, les serments de la famille…

Je me souviens au début de ma séparation, rien que de faire les courses étaient un supplice. Je ne voyais que des familles heureuses, oui même au supermarché, et ça me renvoyait immanquablement sur mon échec personnel. 

Au fil du temps, je me suis habituée à notre nouvelle situation et j’ai même commencé a franchement apprécier ma vie. J’avais les enfants une semaine sur deux et j’avais donc à nouveau du temps pour moi, pour ma vie de femme.

Mais voilà, les émotions de tristesse, de colère, de culpabilité revenaient régulièrement noircir ma nouvelle vie en construction. Ma vie était rythmée de haut et de bas, comme avant au final, avec la différence que je n’étais plus en couple mais seule.

J’ai fait du yoga, je me suis mise à la méditation, je me suis rapprochée de la spiritualité, j’ai eu un coach, j’ai vu un thérapeute, j’ai lu des livres de développement personnel. En bref, j’ai bossé sur moi. 

Je dis bien, j’ai bossé sur moi. J’ai arrêté de chercher des excuses, il a pas été si, assez ça, j’aurais dû faire si, faire ça, et j’en passe. 

Un jour heureux, j’ai accepté. J’ai accepté de ne pas avoir réussi ma vie de couple, ma vie de famille telle que je me l’étais imaginée. J’ai accepté que le couple que nous étions, n’étais tout simplement plus. J’ai arrêté de blamer, j’ai arrêté de nous blâmer, lui et moi.

Puis, je me suis pardonnée. Pardonnée pour de vrai. Plus de tristesse, plus de colère, plus de culpabilité. L’amour a pu reprendre sa place dans mon coeur, l’amour pour moi, l’amour pour la vie.

Le pas ultime de ma guérison a été une lettre à mon ex-mari. Une lettre où je luis faisais part de mes sentiments, de mes émotions, de ce que j’avais compris, de mon parcours de guérison.

Je lui ai demandé pardon, pardon d’avoir été trop si, trop ça. Pardon d’avoir eu trop d’attentes, pardon de n’avoir pas été dans l’amour parfois. Pardon d’avoir briser son rêve à lui aussi. 

Mes enfants encore aujourd’hui, 6 ans après notre séparation, sont tristes par moment. Une séparation n’est pas facile à vivre pour les enfants, c’est une déchirure. Ils sont toujours dans le manque d’un des deux parents.

Voir ses enfants tristes n’est facile pour aucun parent. Je les aime et je le leur montre. Leur papa les aime et le leur montre. Ils grandissent dans l’amour même si leur parents eux ne s’aiment plus.

Aujourd’hui quand ils ont leur moment mélancolique, je les prends dans les bras, je les console, mais je ne culpabilise plus. J’ai accepté, j’ai pardonné et je nous aime, moi y compris! 

Avec amour.

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