La connotation négative du « non » et ce que cela fait à nos enfants

C’est fou comme des enfants de 10 et 12 ans ont déjà un esprit négatif. Mais qui a bien pu les faire basculer d’un monde où tout est possible à un monde limité et limitant. En avez-vous une idée?

« Mon prof de toute façon ne comprendra pas… Elle n’écoute jamais … De toute façon je suis nulle en math … Non mais maman ça c’est pas possible … Elle ne va jamais être d’accord … C’est trop difficile pour moi … »

Je suis abasourdie ces derniers jours de réaliser à quel point mes enfants sont parfois défaitistes. J’ai remarqué que leur première réaction est souvent négative sans envisager d’issue positive.   

Je voudrais bien avoir à me creuser la tête un peu plus pour savoir d’où leur viennent ces tendances négatives mais je crains bien que la réponse se trouve droit devant mon nez. C’est nous, les adultes, les parents, les enseignants, la société moderne qui sommes responsables.

Considérons-nous que tout est possible ici bas et que le monde nous offre tout ce dont nous rêvons? 

Admettons-le, depuis qu’ils sont bébés et qu’ils commencent tout juste à attraper des objects, nous les entretenons à coup de « non ».

Je plaide coupable, j’ai fait partie de ces mamans qui disent « non » à tout bout de champ. Bien sûr il y a le « non danger », celui qui les prévient et protège d’un danger, mais ensuite il y a tout ces « non ça ne se fait pas » qui sont franchement bien souvent plus pour protéger notre confort et bien-être à nous plutôt que pour protéger nos enfants.

Ah si seulement j’avais découvert le yoga, et tout ses beaux enseignements plus tôt … 

J’ai toujours admiré une amie à moi qui a élevé son fils sans le « non ». De manière très consciente elle employait uniquement le « non danger », et utilisait pour les autres situations une ribambelle de petits trucs & astuces pour faire passer le message avec douceur et créativité sans utiliser le « non ».

Vous me direz alors peut-être que le non est nécessaire car la frustration fait partie de l’apprentissage de la vie car la vie nous servira naturellement beaucoup de difficultés et qu’il vaut mieux y être préparé.

Petite question: « comment vous sentez-vous lorsqu’on vous dit non? ». Je pense que la plupart d’entre nous ne trouvons pas ça très agréable. Le non fait naître en nous toute une palette d’émotions souvent liée au passé, notre vécu personnel. Le non n’est agréable à entendre ni pour nous, ni pour les enfants et nous amène immanquablement vers un sensation de frustration. 

Donc il ne s’agit pas ici d’arrêter de dire non à nos enfants et d’en faire des petits êtres tout-puissants qui n’ont pas de limites et qui deviendront des adultes arrogants et persécuteurs. Il s’agit tout simplement de doser le nombre de non et de tester des techniques plus créatives.

Pour les petits la technique numéro 1 est bien sûr la distraction, « oh t’as vue le joli chien là-bas, ou comment elle va déjà la chanson de petit Poucet? ». Il s’agit donc de détourner leur attention vers autre chose que leur envie de cet instant précis. A force vous deviendrez experts en distraction et déjouerez avec de plus en plus de facilité les petites « manipulations » de vos tout-petits.

Tout ceux qui ont eux des enfants et ont connu la fameuse période des « Terrible two » où les enfants testent nos limites avec beaucoup de persévérance, savent très bien que plus nous leur interdisons plus ils essaient. Je me prépare maintenant à l’adolescence, il parait que c’est notre deuxième chance de s’améliorer …

En attendant ces années explosives je m’entraine à d’autres techniques car clairement la distraction ne fonctionne pas avec les plus grands. Je m’essaie à la méthode inspirée du coaching afin de diminuer le nombre de non. Chaque situation où le non s’imposerait je rétorque à leur demande avec une question ouverte, une question en qui? quand? pourquoi? ou? 

Et je dois dire que ça fonctionne plutôt bien. Cette technique nous permet en effet d’engager un dialogue.  Elle permet à l’enfant d’exprimer et d’argumenter son besoin et me donne tout naturellement le loisir d’exprimer mes besoins à moi aussi. Nous nous retrouvons alors dans une situation plus égalitaire où ensemble nous allons vers la recherche de solution. 

Pour en revenir sur leur tendance à la negativité, je m’efforce tout simplement d’être un rôle modèle positif pour eux. Je mets leurs croyances limitantes au défis en leur parlant d’un monde fait de potentialités et solutions à toutes problématiques. Au passage ça m’aide moi aussi a progressivement éliminer mes tendances négatives à moi. 

Je parle à mes enfants ouvertement des belles philosophies que j’ai découverte, de la loi de l’attraction, des affirmations positives, de la force intérieure qui nous anime et qui nous guide, parfois il me regarde comme si j’étais une Madame Irma et ou me lance des « t’es trop bizarre », mais croyez-moi, dans les moments de difficultés, les moments de peines, je vois bien qu’ils sont réceptifs et heureux d’apprendre mes techniques de « baba-cool ».

Nous enfants sont confrontés à un monde de demain sans pareil et il est plus important que jamais de les aider à garder un esprit positif afin de se recréer un monde où il fait bon vivre, un monde où tout est possible.

Avec amour.

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